27
Jan 14

Drôle d’époque…

A l’instar du boire qui subit en France depuis deux décennies les affres d’un hygiénisme rampant nimbé de prohibitionnisme, le rire connait depuis quelques années les déboires d’un dogmatisme auréolé de puritanisme que la liberté d’expression n’ose même plus égratigner. C’est l’avènement d’une société aseptisée par le politiquement correct, le triomphe de la bière sans alcool sur le Meursault, la victoire de Roumanoff sur Desproges.

willeminQu’un cuistre nous inonde les synapses de son incontinence moralisatrice, en nous rabâchant que 3 verres de vin tuent plus que les Kalachnikov, et je pouffe à peine. Quoi de plus banal qu’un cabinet ministériel occupé à délivrer des messages sanitaires me direz-vous? Quel crédit accorder au serment d’un hypocrite prescrivant en son cabinet, on y revient, de licites drogues plus abrutissantes qu’un défilé de chars soviétiques sous Brejnev? De grâce, messieurs les biens-pensants, retournez en ces lieux que l’on est prié de laisser dans l’état dans lequel on les a trouvés en entrant et avalez la clé…Mais je n’ai guère plus d’estime pour ces maladroits défenseurs de la cause bacchique qui tentent scientifiquement de justifier notre quête d’euphorie. On ne peut donc plus siroter un ballon de rouge en attendant la mort, sans qu’un fanatique ne vienne nous engluer le cortex de son discours lénifiant.

Sus à ce pédophile nazi!

Sus à ce pédophile nazi!

Mais je ratiocinerai aujourd’hui sur cette parachronique (auto)censure dont sont victimes les démocraties occidentales, et plus particulièrement leurs humoristes. Comme le disait le Grand Pierre : « si l’on ne peut rire avec tout le monde, on peut, on doit même, rire de tout : de la guerre, de la misère, ou de la mort, afin de désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables et fustiger les angoisses mortelles ». Mais ce qui était risible en 1980 frôle aujourd’hui l’indécence, l’incitation à la haine raciale, l’antisémitisme, l’homophobie, le sexisme et autres joyeusetés : c’est le révisionisme 2.0. Le communautarisme se drape de vertu quand il s’agit de pourfendre un trublion qui bouscule les roucoulantes masses qui clapotent doucereusement dans une vie faite de frustrations. Alors, je ne vois qu’un seul remède à cette constipation épidémique des zygomatiques : une cure de dragées Fuca pour tous les culs pincés!

« Les sots vont loin quelquefois, surtout quand le fanatisme se joint à l’ineptie », écrivait Voltaire en 1764. Tristement visionnaire…

 


06
Juin 13

Paradigme abscons

Cher lecteur, je te propose aujourd’hui un choix inédit. Vote pour l’un des deux sujet suivants, et je rédigerai un billet sur le thème plébiscité :

1) L’évolution de la pensée présituationniste entre l’école hégélienne et le négativisme de l’infrastructure néo-nietzschéenne a-t-elle, inconsciemment ou non, influencé la carrière de Franck Ribéry?*

2) Le vin en France : caca boudin ou miam-miam?

Sans vouloir déflorer le 1er sujet, je dirais qu’il s’agit de s’interroger sur la vacuité de l’observation scientifique de diptères dans un coït anal, plus que d’une recherche didactique sur l’incontinence verbale des champions de la balle au pied.

Fernand Point, le mentor de Paul Bocuse.

Fernand Point, le mentor de Paul Bocuse.

Quant au 2ème sujet, il en va de l’exploration des méandres d’un masochisme bien français, et plus particulièrement des élites gouvernantes, par nous élues, dans cette propension à brûler ses idoles. 11 milliards d’euros d’excédents commerciaux en 2012, inscription en 2010 au patrimoine immatériel de l’Humanité du repas gastronomique des français dont le vin est mentionné comme partie intégrante, ambassadeur d’un certain art de vivre, copié, jalousé, le vin n’en est pas moins dénigré en France. C’est le French Paradox 2.0.

Feu Alain Chapel, chez lui, à Mionnay

Alain Chapel, cuisinier de génie, amoureux des vins. « Sans les grands restaurateurs, le vin français n’en serait pas là », dixit Jean-Louis Chave, du domaine éponyme (une référence pour les amateurs d’Hermitage).

Que notre économie possède un fleuron mondial, et voilà t-y pas que des hygiénistes, buveurs d’eau de morue, moralisateurs de service, empêcheurs de tournées générales en rond, viennent souiller de leurs décrets orduriers notre liberté fondamentale de disposer librement de nos foies. Moi qui croyait que la foi et l’Etat avaient divorcé en 1905, j’ai du rater un épisode…Au nom de quelle obscure vision du monde ou de notre avenir, peut-on délibérément entraver la bonne marche de la filière viti-vinicole en France quand il est de bon ton de financer des usines de mines anti-personnelles dernier cri, ou râle, selon la gravité des blessures, ou de procéder à de salubres essais nucléaires, loin de chez nous, quand même, pour ne pas réveiller les petits pendant leur sieste à cause du bruit?

Quel sinistre technocrate chaussant mocassins à glands et lunettes étriquées a mandaté quel tortionnaire chafouin, dont les SS n’auraient pas voulu, pour la mise en place de ces procédures kafkaïennes d’obtention de certificats vétérinaires pour exporter deux bouteilles de Beaujolais, un saucisson et du Saint-Nectaire?

Satan

Viens faire un tour dans le Beaujolais, tu vas trinquer…

Quelle officine de quelle administration cacochyme, qui fait où on lui dit de faire, peut d’un côté choyer l’Exception Culturelle, et de l’autre, nous crétiniser par d’ineptes messages? Dans un trait d’arrogance ultime, a-t-on voulu éclairer nos esprits indigents? Rabelais écrivait en son temps : « Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, apaise l’ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse. » Transformons cette criminelle incitation à la débauche par une licence poétique empruntée à M. Evin : « Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, apaise l’ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération ». Entre deux salades de pissenlits, François doit se retourner dans sa tombe.

* : le Grand Pierre fustigea en son temps Raymond Poulidor. Je me contente d’une mise à jour du membre de la « horde sudoripare »…


17
Avr 13

Les errements du Gamay

Les 40 dernières années semblent s’être acharnées sur le Beaujolais. Je distinguerais trois époques, certaines se chevauchant allègrement, chacune charriant son lot de turpitudes. Revenons sur ces évènements, comme s’il était besoin de prouver que l’esprit est aussi peu ardent que la chair est faible*.

1ère époque : que pisse la vigne !

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Un programme qui en dit long…

Quand on sait que jusque dans les années 60, les vins du Beaujolais rivalisaient en prix avec la Bourgogne, la tentation était grande pour nos producteurs spécialisés dans le Gamay que de pousser à l’excès les rendements, au détriment rédhibitoire de la qualité. Alors que les Romains savaient déjà canaliser leurs irrépressibles besoins naturels, l’homo beaujolus, lui, n’a rien trouvé de mieux que les bouteilles de vin pour soulager cette vigne incontinente. Triste époque que ces années 70 à 90 où la vigne « pissait » goulûment, hypothéquant pour les décennies à venir l’image du Beaujolais.

2ème époque : vive le jus de planche !

C’est en référence aux douelles des tonneaux de chêne qui composent les barriques où sont élevés certains vins peu engageants que l’on parle de jus de planche. Depuis les années 80-90 fleurissent dans tous les vignobles du monde des vins où cette technique d’élevage trop poussée (temps de passage en fût trop long, futaille trop neuve) fait apparaitre un goût prééminent de vanille, gommant ainsi toute expression variétale comme le fruité du Gamay. Popularisée par Robert Parker, cette technique oenologique a signé d’heureux succès, comme à Bordeaux, dans le Rhône ou en Bourgogne, dont les cépages intègrent traditionnellement bien les notes « boisées ». Mais suffit-il de singer d’illustres références pour s’en arroger le talent?

3ème époque : qui veut de la cocote?

Vin bouillu, vin foutu...

Vin bouillu, vin foutu…

La Macération Pré-Fermentaire à chaud (MPC), dite plus prosaïquement « thermovinification », reprend le principe de la décoction puisqu’il s’agit d’extraire les principes aromatiques et colorants du moût de raisin par élévation significative de la température (60° à 70°C, contre 30-35°C maximum). Très en vogue dans le Beaujolais depuis les années 90-2000, elle a pour conséquence d’intensifier la robe du Gamay qui est intrinsèquement plutôt léger en couleur, et surtout d’en exacerber le goût de cassis. Louée par les coopératives à qui cette méthode permet d’aligner sur un standard gustatif unique les différentes vendanges rentrées, d’aucuns la honnissent, y voyant l’emploi massif d’un cache-misère et l’uniformisation rampante des vins.

Je ne prêche pour aucune paroisse : un rendement trop faible est économiquement non viable alors que des rendements trop élevés diluent le vin; un passage du vin en fût de chêne peut l’ « arrondir » alors qu’un séjour prolongé peut le « charger » outrageusement en vanille; un usage modéré de thermovinification par assemblage de différentes cuvées peut intensifier la robe et complexifier un vin alors qu’un usage exclusif rend un vin aussi intéressant à la dégustation qu’un soda. Non, ma prière s’adresse à tous ces vignerons qui se renient : amenez le consommateur à vous au lieu de vous abaisser au marché, vous survivrez ainsi à toutes les modes.

* : comme quoi les dires de ce sportif célèbre du début de notre ère, spécialiste du saut de l’ange, ne sont pas toujours paroles d’évangile…


20
Nov 11

Dans la famille Burgonde…je demande le Beaujolais!

Pour vous situer un peu…

Habillée de près 23 000 ha de vignes, idéalement située au carrefour des influences climatiques méridionales et continentales du Lyonnais, cette région viticole aux accents toscans par ses panoramas est avant tout connue pour son vin primeur. Figure de proue d’une communication plus ou moins maitrisée, mais efficace, puisque le Beaujolais est la deuxième notoriété mondiale par les AOC après le Champagne, le Beaujolais Nouveau n’est que la face émergée de l’iceberg, sur lequel nous ne nous étendrons bien évidemment pas…Immergeons-nous plutôt avec délectation dans le fief du Gamay noir à jus blanc, pour y découvrir d’inextricables liens de parenté avec la Bourgogne, à laquelle le Beaujolais viticole reste administrativement rattaché.

Eh, Phil, vas d’abord me soigner cette vilaine peau, et après tu te permettras de critiquer le Gamay…

L’histoire débute avec le 1er Duc de Bourgogne, ce filou de Philou, alias Philippe le Hardi, avec son célèbre appel à l’arrachage du « très déloyault plant » qui concurrençait sérieusement le pinot noir bourguignon. En vain semble t-il : 70% du Gamay produit aujourd’hui dans le monde provient du Beaujolais où il règne en maître unique sur les vins rouges. Il reste également présent en Bourgogne dans les désuètes appellations Bourgogne Passe-tout-Grains et Bourgogne Grand Ordinaire. Autre similitude, le Chardonnay, employé exclusivement pour les Beaujolais blancs, généralement plus tendus et minéraux que leurs pendants bourguignons, aux notes traditionnellement beurrées et toastées.
Dans les années 50, le Beaujolais est à son apogée, avec des vins plus onéreux que les illustres vins bourguignons. La région connut l’euphorie jusqu’aux années 70 où le Beaujolais se vendait encore à grand renfort de Pots Lyonnais. Puis, finie l’époque « disco ». Vint le temps de payer les errements d’une viticulture avide de rendement car portée par son succès commercial. Le vignoble se cherche, entre vin en vrac, vins nouveaux et vins plus travaillés…
Mais une nouvelle ère est amorcée dans le Beaujolais depuis une quinzaine d’années par quelques vignerons « locomotives » en quête de typicité : l’offre en vins à découvrir (rouge, blanc, rosé, moelleux, primeur, vins mousseux de type aromatique, vins bio, vins naturels,…) est de plus en plus étoffée.

Aujourd’hui encore, la Bourgogne demeure en toile de fond du Beaujolais, à la fois parangon de vertu et modèle à dépasser. Ne dit-on pas d’un Gamay ayant atteint sa maturité après quelques années de garde qu’il « pinote », consécration ultime pour un vin rouge du Beaujolais? Pas de bla-bla, que du résultat : régalez-vous de ces vins fruités ou puissants, à consommer tout de suite ou à garder, pour moins de 10€. Car c’est bien là que se termine l’analogie avec la Bourgogne…et que commence le plaisir!


25
Août 11

Valloire, Lourdes, même combat…

A l’instar de la cité mariale dont votre serviteur est originaire, Valloire, où j’ai passé mes dernières vacances, est indubitablement un haut-lieu des phénomènes paranormaux. Inutile de suivre vos nerds de confrères ufologues pour vous gaver de Coca-Cola tiède aux abords de la Zone 51, soyez chauvins et rendez-vous en Savoie : c’est moins loin que le Nevada et vous ne serez pas déçu du voyage! Jugez plutôt : ici, on vous accueille le coeur (le vôtre) sur la main, on sert des bières la tête dans un four, on vend des pizzas en sciant des branches, on vous met la corde au cou, et ce n’est pas Miss Valloire qui officie, mais Raymond, le boucher du village, on vous fait passer des vessies pour des lanternes, et je ne vous dis pas par où… »Que fut-ce? Qu’ouïssai-je? Qui donc ébranlait mon huis? Enfer et double bite »*, c’était le Colonel Moutarde dans le vide sanitaire avec un goupillon à chiottes…


Le Fort du Télégraphe au 2ème plan à l'extrème gaucheCharmante bourgade sise à 1 430 mètres d’altitude entre la vallée de la Maurienne et le Col du Galibier, patrie de Jean-Baptiste Grange, Valloire peut s’enorgueillir d’un superbe domaine skiable de 150 km de pistes l’hiver, et d’un douzaine de hameaux nichés aux détours de majestueuses randonnées pédestres, pour tous les amoureux de la montagne l’été. C’est tout un village qui vous ouvre les bras, son bowling, sa discothèque (pour la soirée string mouillé, les inscriptions sont clôturées), ses restaurants, ses bars et ses boutiques.
 Et bla bla bla, et bla bla bla…Alors venez à Valloire, respirer le grand R, comme dans Rédhibitoire…

En dépit de l’indigence en matière économique qui règne dans la plupart des cortex français, le plus hydrocéphale d’entre nous comprendra aisément qu’on ne mord pas la main qui nous nourrit. Mon hamster, lui, l’a compris. Mais quid des commerçants valloirinches? Croient-ils encore comme à Lourdes que l’argent des touristes ou des pèlerins est un dû? Se peut-il qu’en 2011, le manque d’amabilité (doux euphémisme), le peu de professionnalisme (des factures qui gonflent étrangement), la publicité mensongère et l’ignorance totale des règles élémentaires de bienséance en un lieu éminemment touristique puissent être érigés en norme? Si les valloirinches se posent la question de savoir s’ils sont français ou savoyards, je puis les éclairer : leur conception du service fait d’eux d’irrémédiables français.

La bien nommée rue de Valloire...Alors, touriste, si tu aimes la montagne, et que tu vas à Valloire, imite nos amis bataves : fais le plein de victuailles dans ton pays, et consomme un minimum sur place; cela t’évitera d’avoir à t’excuser de demander pardon quand tu donnes ton argent. Et n’oublie de saluer les choucas : tu as plus de chances qu’ils te disent merci pour ta visite qu’un commerçant valloirinche…

* : merci à toi, mon Pierrot adoré, car toi seul peut illuminer de ton humour desprogien l’absurdité de ces valloirinches qui se prennent maintenant pour des valloirins…


20
Avr 11

Brouillard sur les Monts, journée à canons

Mon fils après l'annonce de la réforme des retraites

Mon fils après l’annonce de la réforme des retraites

Ce premier post marque le début de deux épopées : tout d’abord, celle de Gorgl 1er, le roi des Crapouillauds. Signes particuliers : deux pistes d’atterrissage à bisous en guise de joues, la coiffure de Dick Rivers qui aurait mangé un requin sauce Hoshigaki Kisame, un ninjustu très porté sur la projection multi-directionnelle de bave, et des babillages assez narcissiques puisqu’il se contente de répéter son nom : « Gorglgreugle », ou « Gueu », aussi…

 

La seconde aventure est moins guidée par un attachement au principe de retraite par répartition, qui aurait pu me pousser à être père pour la deuxième fois, que par la volonté de mettre ma passion pour le vin au coeur d’un projet de vie, où mes amis tiennent le premier rôle, Kdoo en particulier. Oenophile pratiquant, épicurien patenté, j’ai la ferme intention de livrer sur ce blog mes pérégrinations bachiques, sortes de tranches de vie. J’entends déjà les esprits chagrins du Consortium du Noir de Bigorre me dire : « Pourquoi ne pas plutôt partager quelques tranches de jambon? » Pour de basses raisons techniques, je le concède : le cochon transite encore assez mal par ADSL. Alors que le vin, oui : USBwine.

C’est donc en toute partialité et subjectivité que je citerai ici-même le nom de vignerons avec qui j’aurai partagé un instant authentique. C’est à la rencontre d’une personnalité, d’une gouaille, d’une philosophie, et de tout ce qui se retrouve dans une bouteille de vin que je vous convie par le truchement de ces lignes. « Goûter les secrets du vin », dixit Salvador Dali, qui n’a pas dit que des conneries, puisqu’il en a aussi dessinées, est selon moi l’expérience du partage, alors échangeons !

Ma contrainte : ne pas désobliger le cortex du lecteur de ces lignes en lui infligeant de rédhibitoires fautes d’orthographe. Le premier lecteur qui relèvera une entorse à la langue de Molière dans mes posts se verra gratifier d’une bouteille de vin. Règlement disponible chez Me. Fougnasse, ancien sous-marinier parachutiste, huissier à Campet-et-Lamolère, contre l’envoi de 200 timbres Poste.

Mon approche du vin : essayer de rester humble et ouvert. Il n’existe qu’un mauvais vin : celui qui présente un défaut. Et il n’existe qu’un bon vin : celui dont on a envie d’ouvrir une deuxième bouteille.

Mon coup de coeur : le Beaujolais. Comme le laisse supposer le titre de cet article, les Monts du Beaujolais sont dépositaires d’un art de vivre : lorsque la grisaille vous assaille, vive la ripaille ! Mais le sujet sera développé sur VinduBeaujolais.com.

Mon coup de sang : les cuistres bourrés de poncifs et de Coca-Cola tiède.

Alors, chers amis baptisés à l’eau de morue, à vos Riedel !

Redjo