Paradigme abscons

Cher lecteur, je te propose aujourd’hui un choix inédit. Vote pour l’un des deux sujet suivants, et je rédigerai un billet sur le thème plébiscité :

1) L’évolution de la pensée présituationniste entre l’école hégélienne et le négativisme de l’infrastructure néo-nietzschéenne a-t-elle, inconsciemment ou non, influencé la carrière de Franck Ribéry?*

2) Le vin en France : caca boudin ou miam-miam?

Sans vouloir déflorer le 1er sujet, je dirais qu’il s’agit de s’interroger sur la vacuité de l’observation scientifique de diptères dans un coït anal, plus que d’une recherche didactique sur l’incontinence verbale des champions de la balle au pied.

Fernand Point, le mentor de Paul Bocuse.

Fernand Point, le mentor de Paul Bocuse.

Quant au 2ème sujet, il en va de l’exploration des méandres d’un masochisme bien français, et plus particulièrement des élites gouvernantes, par nous élues, dans cette propension à brûler ses idoles. 11 milliards d’euros d’excédents commerciaux en 2012, inscription en 2010 au patrimoine immatériel de l’Humanité du repas gastronomique des français dont le vin est mentionné comme partie intégrante, ambassadeur d’un certain art de vivre, copié, jalousé, le vin n’en est pas moins dénigré en France. C’est le French Paradox 2.0.

Feu Alain Chapel, chez lui, à Mionnay

Alain Chapel, cuisinier de génie, amoureux des vins. « Sans les grands restaurateurs, le vin français n’en serait pas là », dixit Jean-Louis Chave, du domaine éponyme (une référence pour les amateurs d’Hermitage).

Que notre économie possède un fleuron mondial, et voilà t-y pas que des hygiénistes, buveurs d’eau de morue, moralisateurs de service, empêcheurs de tournées générales en rond, viennent souiller de leurs décrets orduriers notre liberté fondamentale de disposer librement de nos foies. Moi qui croyait que la foi et l’Etat avaient divorcé en 1905, j’ai du rater un épisode…Au nom de quelle obscure vision du monde ou de notre avenir, peut-on délibérément entraver la bonne marche de la filière viti-vinicole en France quand il est de bon ton de financer des usines de mines anti-personnelles dernier cri, ou râle, selon la gravité des blessures, ou de procéder à de salubres essais nucléaires, loin de chez nous, quand même, pour ne pas réveiller les petits pendant leur sieste à cause du bruit?

Quel sinistre technocrate chaussant mocassins à glands et lunettes étriquées a mandaté quel tortionnaire chafouin, dont les SS n’auraient pas voulu, pour la mise en place de ces procédures kafkaïennes d’obtention de certificats vétérinaires pour exporter deux bouteilles de Beaujolais, un saucisson et du Saint-Nectaire?

Satan

Viens faire un tour dans le Beaujolais, tu vas trinquer…

Quelle officine de quelle administration cacochyme, qui fait où on lui dit de faire, peut d’un côté choyer l’Exception Culturelle, et de l’autre, nous crétiniser par d’ineptes messages? Dans un trait d’arrogance ultime, a-t-on voulu éclairer nos esprits indigents? Rabelais écrivait en son temps : « Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, apaise l’ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse. » Transformons cette criminelle incitation à la débauche par une licence poétique empruntée à M. Evin : « Le jus de la vigne clarifie l’esprit et l’entendement, apaise l’ire, chasse la tristesse et donne joie et liesse. L’abus d’alcool est dangereux pour la santé. A consommer avec modération ». Entre deux salades de pissenlits, François doit se retourner dans sa tombe.

* : le Grand Pierre fustigea en son temps Raymond Poulidor. Je me contente d’une mise à jour du membre de la « horde sudoripare »…

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