31
Déc 11

Campagne 2012 : j’en serai!

« L’anglais tond son gazon très court, ce qui permet à son humour de voler au ras des pâquerettes ». C’est assurément l’imminence du « Crunch » et le niveau d’élévation moyen du débat politique en France qui m’inspirent ce bon mot de Pierre Desproges. En cette crépusculaire année 2011, si l’heure est à l’indigestion (ça, c’est pour avoir repris 3 fois du civet de sanglier de belle-maman lors du réveillon) et à l’indigence (ça, c’est que nous servent les coqs par nous choisis dans leur course à l’investiture suprême), il nous faut regarder vers demain. Las! Les perspectives qui s’offrent à nous pour 2012 ne sont guère réjouissantes : suivrez-vous aveuglément quelqu’un, dont d’aucuns disent qu’il est sale, par la seule force de votre odorat? Ou êtes-vous prêt à lacher du mou sur notre pays? Ce dilemme cornélien, à l’instar du choix entre la peste et le choléra, peut inciter à l’abstention. Mais il existe une 3 ème voie, non pas béarnaise, mais bigourdane celle-là : je me lance officiellement dans la campagne.

Mon programme : donner du bonheur à ceux qui auront cru en moi. Tant pis pour les autres. Mon slogan : « Des sous pour une pièce ». Les signatures : j’en ai déjà plus de 30. Je suis fin prêt, sain d’esprit et large d’épaules. Alors, adhérez à l’ARC*, et envoyez des sioux!

Mais ne nous trompons pas de débat…Ma campagne a l’incongruité de reposer sur une promesse qui sera tenue : livrer 288 bouteilles de Volnay 1er cru cuvée Général Muteau et 288 bouteilles de Beaune 1er cru cuvée Guigone de Salins des Hospices de Beaune 2011 aux 35 gais lurons qui partagent l’amour du beau vin…Et qui patienteront jusqu’en septembre 2013. Exquise expérience que cet achat de 2 pièces (fûts de 225 litres de vin) lors de la 151ème vente aux enchères des Hospices de Beaune qui s’est tenue le 20 novembre dernier. Gageons que la voix de crécelle d’Inès de la Fressange n’aura pas gâté les moûts lors de ses pathétiques interventions pour haranguer les mécènes présents dans la salle, peu engagés à finalement débourser 110 000 € pour la pièce du président. Notons que lors de la 150ème édition, Fabrice Luchini réussit à récolter 400 000 € pour un vin moins prestigieux…

Je forme ici un voeu pour 2012 : rééditer cette aventure palpitante qu’est l’acquisition de l’un des vins les plus prestigieux de Bourgogne et ouvrir cette épopée à un cercle plus large d’amateurs. Rendez-vous sur VinduBeaujolais.com pour une rubrique bientôt dédiée à l’achat de vin aux Hospices Beaune.

 * : Amicale de la Ripaille Continente


20
Nov 11

Dans la famille Burgonde…je demande le Beaujolais!

Pour vous situer un peu…

Habillée de près 23 000 ha de vignes, idéalement située au carrefour des influences climatiques méridionales et continentales du Lyonnais, cette région viticole aux accents toscans par ses panoramas est avant tout connue pour son vin primeur. Figure de proue d’une communication plus ou moins maitrisée, mais efficace, puisque le Beaujolais est la deuxième notoriété mondiale par les AOC après le Champagne, le Beaujolais Nouveau n’est que la face émergée de l’iceberg, sur lequel nous ne nous étendrons bien évidemment pas…Immergeons-nous plutôt avec délectation dans le fief du Gamay noir à jus blanc, pour y découvrir d’inextricables liens de parenté avec la Bourgogne, à laquelle le Beaujolais viticole reste administrativement rattaché.

Eh, Phil, vas d’abord me soigner cette vilaine peau, et après tu te permettras de critiquer le Gamay…

L’histoire débute avec le 1er Duc de Bourgogne, ce filou de Philou, alias Philippe le Hardi, avec son célèbre appel à l’arrachage du « très déloyault plant » qui concurrençait sérieusement le pinot noir bourguignon. En vain semble t-il : 70% du Gamay produit aujourd’hui dans le monde provient du Beaujolais où il règne en maître unique sur les vins rouges. Il reste également présent en Bourgogne dans les désuètes appellations Bourgogne Passe-tout-Grains et Bourgogne Grand Ordinaire. Autre similitude, le Chardonnay, employé exclusivement pour les Beaujolais blancs, généralement plus tendus et minéraux que leurs pendants bourguignons, aux notes traditionnellement beurrées et toastées.
Dans les années 50, le Beaujolais est à son apogée, avec des vins plus onéreux que les illustres vins bourguignons. La région connut l’euphorie jusqu’aux années 70 où le Beaujolais se vendait encore à grand renfort de Pots Lyonnais. Puis, finie l’époque « disco ». Vint le temps de payer les errements d’une viticulture avide de rendement car portée par son succès commercial. Le vignoble se cherche, entre vin en vrac, vins nouveaux et vins plus travaillés…
Mais une nouvelle ère est amorcée dans le Beaujolais depuis une quinzaine d’années par quelques vignerons « locomotives » en quête de typicité : l’offre en vins à découvrir (rouge, blanc, rosé, moelleux, primeur, vins mousseux de type aromatique, vins bio, vins naturels,…) est de plus en plus étoffée.

Aujourd’hui encore, la Bourgogne demeure en toile de fond du Beaujolais, à la fois parangon de vertu et modèle à dépasser. Ne dit-on pas d’un Gamay ayant atteint sa maturité après quelques années de garde qu’il « pinote », consécration ultime pour un vin rouge du Beaujolais? Pas de bla-bla, que du résultat : régalez-vous de ces vins fruités ou puissants, à consommer tout de suite ou à garder, pour moins de 10€. Car c’est bien là que se termine l’analogie avec la Bourgogne…et que commence le plaisir!


06
Oct 11

Bacchus, c’est moi!

Réunies au sein de Signé Vignerons, les coopératives de Bully et de Quincié en Beaujolais, désormais 1er producteur de Beaujolais avec pas moins de 10% de la production totale, ont décidé d’aller de l’avant. Un site web engageant, un recours aux réseaux sociaux, du happening (voir vidéo ci-dessous*), une cuvée allant bientôt porter le nom de Bernard Pivot…On ne peut que se réjouir d’une telle dynamique de la part de vignerons coopérateurs empêtrés dans les  » fusac’  » de structures et la délicate conquête du marché des vins.

* : oreilles sensibles et personnes sobres, s’abstenir…Pardon, Adele…

Mais l’initiative la plus originale consiste à proposer à l’amateur de vin λ** la possibilité de « sponsoriser » une parcelle de Beaujolais travaillée par les vignerons coopérateurs partenaires. Pour 75€ le pack comprenant 6 bouteilles de vin et divers goodies, ou  255€ si vous souhaitez en plus rencontrer le vigneron lors de 4 rendez-vous étalés sur l’année, au grès des cycles végétatifs de la vigne jusqu’aux vendanges, vous vous prendrez le temps d’un millésime pour un compagnon de la treille.

Pour plus d’informations, consulter le site Vis ma Vigne.

 

** : 2 indices pour découvrir cet amateur de vin mystère : il est accro de Counter Strike, et de danses brésiliennes, dont la « Foumoila », délicieusement interprétée par les Inconnus…


25
Août 11

Valloire, Lourdes, même combat…

A l’instar de la cité mariale dont votre serviteur est originaire, Valloire, où j’ai passé mes dernières vacances, est indubitablement un haut-lieu des phénomènes paranormaux. Inutile de suivre vos nerds de confrères ufologues pour vous gaver de Coca-Cola tiède aux abords de la Zone 51, soyez chauvins et rendez-vous en Savoie : c’est moins loin que le Nevada et vous ne serez pas déçu du voyage! Jugez plutôt : ici, on vous accueille le coeur (le vôtre) sur la main, on sert des bières la tête dans un four, on vend des pizzas en sciant des branches, on vous met la corde au cou, et ce n’est pas Miss Valloire qui officie, mais Raymond, le boucher du village, on vous fait passer des vessies pour des lanternes, et je ne vous dis pas par où… »Que fut-ce? Qu’ouïssai-je? Qui donc ébranlait mon huis? Enfer et double bite »*, c’était le Colonel Moutarde dans le vide sanitaire avec un goupillon à chiottes…


Le Fort du Télégraphe au 2ème plan à l'extrème gaucheCharmante bourgade sise à 1 430 mètres d’altitude entre la vallée de la Maurienne et le Col du Galibier, patrie de Jean-Baptiste Grange, Valloire peut s’enorgueillir d’un superbe domaine skiable de 150 km de pistes l’hiver, et d’un douzaine de hameaux nichés aux détours de majestueuses randonnées pédestres, pour tous les amoureux de la montagne l’été. C’est tout un village qui vous ouvre les bras, son bowling, sa discothèque (pour la soirée string mouillé, les inscriptions sont clôturées), ses restaurants, ses bars et ses boutiques.
 Et bla bla bla, et bla bla bla…Alors venez à Valloire, respirer le grand R, comme dans Rédhibitoire…

En dépit de l’indigence en matière économique qui règne dans la plupart des cortex français, le plus hydrocéphale d’entre nous comprendra aisément qu’on ne mord pas la main qui nous nourrit. Mon hamster, lui, l’a compris. Mais quid des commerçants valloirinches? Croient-ils encore comme à Lourdes que l’argent des touristes ou des pèlerins est un dû? Se peut-il qu’en 2011, le manque d’amabilité (doux euphémisme), le peu de professionnalisme (des factures qui gonflent étrangement), la publicité mensongère et l’ignorance totale des règles élémentaires de bienséance en un lieu éminemment touristique puissent être érigés en norme? Si les valloirinches se posent la question de savoir s’ils sont français ou savoyards, je puis les éclairer : leur conception du service fait d’eux d’irrémédiables français.

La bien nommée rue de Valloire...Alors, touriste, si tu aimes la montagne, et que tu vas à Valloire, imite nos amis bataves : fais le plein de victuailles dans ton pays, et consomme un minimum sur place; cela t’évitera d’avoir à t’excuser de demander pardon quand tu donnes ton argent. Et n’oublie de saluer les choucas : tu as plus de chances qu’ils te disent merci pour ta visite qu’un commerçant valloirinche…

* : merci à toi, mon Pierrot adoré, car toi seul peut illuminer de ton humour desprogien l’absurdité de ces valloirinches qui se prennent maintenant pour des valloirins…


19
Juil 11

Thierry Brouin (Domaine des Lambrays)

Les chais de du Clos des Lambrays : quel meilleur écrin pour une verticale?1er acte : le protagoniste entre en scène. Elégant, ses yeux sont aussi pétillants que ses vins sont tranquilles. D’une vivacité d’esprit tout en causticité, il sait immédiatement charmer son auditoire par quelque anecdote croustillante. Comme du temps de l’ère Renée Cosson, entre l’après-guerre et la fin des années 70, où le domaine brillait par ses absences. « Qui va à la chasse… » oublie son moût dans le vieux pressoir à vis pendant tout un week-end. Du propre aveux de Thierry Brouin, le vin avait un goût si prononcé de métal qu’il en était impropre à la dégustation. Nous sommes à Morey-Saint-Denis, un village tristounet de la Côte-de-Nuits, dans la cuverie du Domaine des Lambrays. Thierry Brouin, régisseur, oenologue et conteur hors pair est notre hôte. Le décor est planté.

2ème acte : quelques didascalies plus loin, nous voilà dans le Saint des saints, le chais, où quelques dizaines de fûts (dont 50% sont neufs) recueillent le précieux nectar issu des 8,65 ha de Grand Cru – Clos des Lambrays. A l’instar du Premier Cru nuiton « Aux Perdrix » détenu en quasi monopole par le Domaine des Perdrix, 5 ares ont échappé ici à Günter Freund en 1996 lorsqu’il rachète le domaine pour 42 millions de francs (s’il existait un marché, mais il n’y a pas de vendeur, le prix serait le même, à la devise près….).
L'autre producteur du Grand Cru "Clos des Lambrays"Là où un court de tennis devait être aménagé, la famille Taupenot-Merme produit aujourd’hui tant bien que mal moins de l’équivalent d’1 pièce (300 bouteilles) d’un improbable Clos des Lambrays. Rarissime, cher, et… »ça n’vaut pas un coup d’cidre… »

3ème acte : dénouement sous forme de dégustation. Le Morey-Saint-Denis Village 2010 tiré sur fût est somptueux : minéral, long en bouche, avec un fruit subtil et mûr; s’en procurer d’urgence. Puis une verticale de Clos des Lambrays : 2010 tiré sur fût, 2009, 2007 et 1992. Puis un Puligny-Montrachet 1er Cru 2009 – Clos des Caillerets pour conclure en beauté. « Vous m’en mettrez 2 containers Reefer de côté, mon brave » me suis-je hasardé. En v(a)in…Après une visite magistrale au Domaine Carillon (Jacques) passée à sucer du caillou et à humer du coing (7 premiers crus de Puligny-Montrachet et le Bâtard-Montrachet dégustés sur le millésime 2009), quel délice pour mes papilles que de poursuivre sur des vins tout aussi minéraux, fins, racés, où le bois est totalement fondu (20% de chêne neuf pour Carillon)…A bas les décoctions de chêne vanille-bourbon façon Mariage Frères, vivent les pinots aux robes pâles que l’on boit par feuillettes!

Mais il est temps de rendre son verre et de saluer l’artiste…Qu’il est difficile de les abandonner, tant les nourritures spirituelles servies par Thierry Brouin nous ont délectés.

Applaudissements.


24
Juin 11

Vinexpo 2011 – I was here…

Logo de la manifestation95 000 m² de stands, 47 pays représentés, 2 400 exposants, 48 000 visiteurs professionnels en 5 jours, 20 000 verres servis dans les « Tasting Lounges », et moi, et moi, et moi…Dans la série Régis se sent con, Régis assiste à la grand-messe vinicole mondiale…

Renversant, de voir la crème du gotha déambuler en quête d’un improbable importateur de vins mongols.

Déroutant, d’admirer ces innombrables naïades en bordure du lac de Bordeaux.

Ereintant, de passer 8h d’affilée à arpenter les allées du Hall 1 (840m x 60m, soit 5ha, à 45hl/ha, ça nous fait 30 000 bouteilles de Bordeaux gâchées…).

Le nebbiolo, c'est pas pour les péquenauds...Edifiant, de déguster les vins d’Angelo en compagnie de sa fille Rossana Gaja, de goûter la cuvée Emile Peynaud du Domaine Daumas-Gassac, de se teinter le palais à grand renfort de tannat du Château Montus cuvée XL ou encore La Tyre, de se réconcilier avec les vins blancs de la Vallée du Rhône Méridionale par le truchement du Château Beaucastel, de s’offrir une indigestion de pruneaux grâce à Francis Ford Coppola, de saisir les nuances d’un Porto Tawny de 40 ans ou d’un Ruby Vintage de la Quinta da Romaneira, de découvrir les sakés japonais servis frais (7°) et dont le taux de polissage (masse du grain de riz poli par rapport à sa masse originale) est un indicateur de qualité lorsqu’il est bas, ou enfin de s’humecter le cortex d’un Moulin-à-Vent du Château des Jacques (Grand Carquelin 2010 tiré sur fût) ou d’un Morgon du Château des Lumières 2006 de la sérieuse Maison Louis Jadot.

Incontournable Duboeuf...Décevant, en conclusion, l’absence notable de l’Interprofession du Beaujolais; ce n’est pas comme si les vins du Beaujolais se vendaient comme des cercueils à 6 places. Seuls quelques noms familiers ont fait le déplacement : Château de Pizay, Château du Chatelard, Louis Jadot ou Georges Duboeuf. A 9 000 € le stand, c’est compréhensible, mais on peut supputer qu’un regroupement de producteurs non concurrents sur un même espace (Bordeaux et Beaujolais, à l’instar du Château de Pizay) rende la douloureuse plus supportable. Encore eût t-il fallu que l’on s’entendît sur une forme de coopération. Cocasse pour un région où elle représente 30% de la récolte totale…


22
Mai 11

« Prudence » (Alain Chatoux – Beaujolais)

Alain Chatoux dans son antre de Sainte-PauleC’est assurément le sentiment qu’inspire cette ritournelle du « Chabal des Montagnes »…Plus que par sa carrure d’ancien lutteur gréco-romain, ou la charpente de ses vins, ce vigneron du Beaujolais, situé à Sainte-Paule, inspire le respect. « Qui boit du Chatoux / Reste debout », peut-on également lire dans son antre du pays des Pierres Dorées, à 2 rangs de vignes d’Oingt (l’1 des 100 villages classés de France, aux côtés, entre autres, des Baux de Provence). Partir à la découverte du Domaine Alain Chatoux, c’est s’assurer d’un Panorama complet sur la Petite Toscane!

Key factors of success* : « viti » et « vinif », autrement dit, le respect scrupuleux d’un terroir aux parcelles bénites et un travail au chai hors norme. Cela paraît évident en l’écrivant, ça l’est moins dans l’exécution, quand il s’agit de se lever à 5h pour aller sulfater, histoire de soigner l’intéressement des salariés du laboratoire Bausch&Lomb, au Collyre si précieux…

Dans cette partie méridionale du Beaujolais, moins mise en avant que son pendant septentrional aux 10 crus, certains vignerons s’escriment à travailler plus avec leurs mains qu’avec leurs tripes; ça gâcherait le moût…Zéro passage en fût, pas de thermovinification (MPC), mais des macérations longues (jusqu’à 19 jours, quand le standard est à 4 jours) pour ses 9 cuvées vinifiées séparément en fonction de la composition des sols, ce qui donne aux vins rouges une grande intensité de couleur et des arômes riches : mandarine pour la cuvée n°1 (schistes) 2010, bigarreau (cerise Napoléon) pour le Vieilles Vignes 2009, cacao pour le Vielles Vignes 2007…Pas du 3 étoiles, non, mais comme dirait le Bibendum :  « ça vaut le détour ».

Entre joutes verbales avec Raymond Devos, croisé au hasard d’une descente à Saint-Georges de Reneins, et ses classes avec Yves Gangloff en 1985, Alain Chatoux nous livre une expression d’un Beaujolais qui « pinote », comme en témoigne ce jéroboam de Vieilles Vignes 1984 dont la fraicheur n’est pas sans rappeler la Bourgogne si proche, mais avec une tonalité toute beaujolaise…

Rendue célèbre par le Général de Gaulle en 1944« Si c’est vrai, c’est dans le Progrès. Si c’est faux, c’est dans le Figaro » m’a confié cet amateur de bons mots, un tantinet chauvin. Alors, si vous êtes de ceux qui en boiraient autant qu’un curé peut en bénir, venez « remettre le facteur sur le vélo » à Sainte-Paule, vous ne serez pas déçu…

A suivre sur VinduBeaujolais.com!

 

* : vendant l’essentiel de sa production aux « connoisseurs » que sont les sujets de Sa Gracieuse, le clin d’oeil s’imposait.


20
Avr 11

Brouillard sur les Monts, journée à canons

Mon fils après l'annonce de la réforme des retraites

Mon fils après l’annonce de la réforme des retraites

Ce premier post marque le début de deux épopées : tout d’abord, celle de Gorgl 1er, le roi des Crapouillauds. Signes particuliers : deux pistes d’atterrissage à bisous en guise de joues, la coiffure de Dick Rivers qui aurait mangé un requin sauce Hoshigaki Kisame, un ninjustu très porté sur la projection multi-directionnelle de bave, et des babillages assez narcissiques puisqu’il se contente de répéter son nom : « Gorglgreugle », ou « Gueu », aussi…

 

La seconde aventure est moins guidée par un attachement au principe de retraite par répartition, qui aurait pu me pousser à être père pour la deuxième fois, que par la volonté de mettre ma passion pour le vin au coeur d’un projet de vie, où mes amis tiennent le premier rôle, Kdoo en particulier. Oenophile pratiquant, épicurien patenté, j’ai la ferme intention de livrer sur ce blog mes pérégrinations bachiques, sortes de tranches de vie. J’entends déjà les esprits chagrins du Consortium du Noir de Bigorre me dire : « Pourquoi ne pas plutôt partager quelques tranches de jambon? » Pour de basses raisons techniques, je le concède : le cochon transite encore assez mal par ADSL. Alors que le vin, oui : USBwine.

C’est donc en toute partialité et subjectivité que je citerai ici-même le nom de vignerons avec qui j’aurai partagé un instant authentique. C’est à la rencontre d’une personnalité, d’une gouaille, d’une philosophie, et de tout ce qui se retrouve dans une bouteille de vin que je vous convie par le truchement de ces lignes. « Goûter les secrets du vin », dixit Salvador Dali, qui n’a pas dit que des conneries, puisqu’il en a aussi dessinées, est selon moi l’expérience du partage, alors échangeons !

Ma contrainte : ne pas désobliger le cortex du lecteur de ces lignes en lui infligeant de rédhibitoires fautes d’orthographe. Le premier lecteur qui relèvera une entorse à la langue de Molière dans mes posts se verra gratifier d’une bouteille de vin. Règlement disponible chez Me. Fougnasse, ancien sous-marinier parachutiste, huissier à Campet-et-Lamolère, contre l’envoi de 200 timbres Poste.

Mon approche du vin : essayer de rester humble et ouvert. Il n’existe qu’un mauvais vin : celui qui présente un défaut. Et il n’existe qu’un bon vin : celui dont on a envie d’ouvrir une deuxième bouteille.

Mon coup de coeur : le Beaujolais. Comme le laisse supposer le titre de cet article, les Monts du Beaujolais sont dépositaires d’un art de vivre : lorsque la grisaille vous assaille, vive la ripaille ! Mais le sujet sera développé sur VinduBeaujolais.com.

Mon coup de sang : les cuistres bourrés de poncifs et de Coca-Cola tiède.

Alors, chers amis baptisés à l’eau de morue, à vos Riedel !

Redjo